✨Et si Epicure pouvait nous aider à mieux gérer nos priorités ?
On réduit souvent Épicure à une simple quête de plaisir. Pourtant, sa philosophie est bien plus exigeante : pour lui, tous les plaisirs ne sont pas du même ordre. Certains, immédiats, soulagent sur le moment… mais nous enferment dans une dépendance ou nous éloignent de l’essentiel. D'autres, plus exigeants, demandent patience, discernement, parfois effort – mais mènent à une véritable sérénité durable.
Épicure proposait une "diététique des désirs", les classant en trois catégories : ceux naturels et nécessaires, ceux naturels mais non nécessaires et ceux ni naturels ni nécessaires. Une grille de lecture qui s’apparente à une forme d’ascétisme lucide, loin des clichés hédonistes (cf. podcast France Culture « Épicure m’a appris que l’on pouvait être heureux ici et maintenant », avec André Comte-Sponville (30/08/2024)
Cette philosophie me fait penser à un outil bien connu dans le monde professionnel : la matrice d’Eisenhower. Elle nous invite à distinguer l’urgent de l’important, l’essentiel du secondaire.
Une proposition : croiser ces deux approches pour gagner en discernement ?
- Commencer par Eisenhower avec l’intention de discerner nos priorités pour notre organisation / notre équipe / nous-même
- Puis se questionner sur nos désirs à partir de la classification d’Epicure
- Reparcourir nos priorités initialement posées
Explorer ces deux matrices en parallèle – celle de nos priorités et celle de nos désirs – nous offre une prise de hauteur précieuse. Cela nous aide à identifier ce qui relève de nos besoins personnels et ceux du collectif (ou de nos projections sur ces derniers), à mesurer l’écart, à discerner l’alignement que nous avons ou pas avec le système dans lequel nous travaillons et à bien plus encore...